Maroc: Bilan environnemental national
Face aux défis environnementaux, le Maroc a créé en 1995 le Ministère de l'Environnement. Actuellement, il est intégré au Ministère de l'Energie, des Mines et de l'Eau. Pour remédier au déficit en matière de collecte des déchets et d’assainissement, l’Etat a lancé deux grands chantiers : le Programme National de Gestion des Déchets Ménagers et Assimilés (PNDM) et le Programme National d’Assainissement Liquide (PNA). Le premier vise à assurer la collecte des déchets ménagers et atteindre, vers 2020, un taux de collecte d’au moins 90%, la création de 350 décharges contrôlées ainsi que la valorisation de la filière de tri-recyclage-valorisation.
Le second programme a pour objectif d’atteindre un taux de raccordement au réseau d’assainissement de 80% en 2020 et 90% en 2030 et il vise à traiter 100% des eaux usées collectées en 2030. Un projet de dépollution de la vallée de Bouregreg a déjà été lancé. Quant à la lutte contre la pollution marine accidentelle, le Maroc s’est doté en vertu du décret de novembre 1996 d’un cadre qui prévoit notamment l’élaboration d’un plan d’urgence national grâce à un système de détection et d’alerte en cas de pollution marine massive.
Dans le secteur de l’eau, malgré la construction de plus d’une centaine de barrages, certaines régions du Maroc connaissent un stress hydrique (moins de 1700 m3 d'eau renouvelable par an et par habitant). La nappe phréatique de Souss-Massa Draa connaît un déficit à cause d’une exploitation non rationnelle des eaux souterraines destinée à irriguer une agriculture (tomates, agrumes, etc.) tournée vers l’export. Le Plan Maroc Vert a mis en place une stratégie de l’économie d’eau en encourageant le goutte-à-goutte dans l’irrigation.


